Octobre rose : lutter contre le cancer du sein

Il est le cancer le plus répandu chez la femme avec chaque année près de 60 000 nouveaux cas diagnostiqués en France. En effet, près d’une femme sur 9 est concernée par le cancer du sein au cours de sa vie. Fort heureusement, grâce aux recherches, aux protocoles mis en place pour la prise en charge des patientes et à l’expertise des médecins, plus de 3 cancers du sein sur 4 sont guéris. Un chiffre qui s’explique également par un meilleur dépistage. Tous les ans, le mois d’octobre est dédié à la lutte contre le cancer du sein : prévention, sensibilisation, informations, dialogue… un rendez-vous incontournable de mobilisation qui permet également d’informer sur l’importance du dépistage précoce. Découvrez à l’occasion de l’Octobre Rose les informations indispensables et les bons réflexes à adopter.

L’auto-examen : comment réaliser une autopalpation efficace du sein ?

Plus un cancer du sein est découvert tôt, plus les chances de guérison sont importantes. C’est pourquoi dans le cadre du dépistage, les médecins et spécialistes encouragent largement les femmes, dès l’âge de 20 ans, à réaliser régulièrement, en plus de leur visites et contrôles chez les gynécologues et spécialistes, un auto-examen de leur poitrine. En effet, l’autopalpation permet de faciliter la détection précoce des cancers du sein en détectant soi-même toute anomalie qui peut alors être signalée et examinée par le médecin. Il est donc important d’apprendre étape par étape à palper ses seins pour repérer l’apparition de toute particularité.

La première étape consiste à réaliser une inspection visuelle. Face au miroir, examinez minutieusement l’aspect de votre poitrine afin de noter :

  • Toute variation de forme ou de taille
  • L’apparition d’une boule palpable ou d’un renflement
  • Des altérations du mamelon, la rétraction ou l’épaississement de la peau
  • Des rougeurs évoquant une inflammation ou des veines apparentes
  • Un écoulement du mamelon en dehors de la période de lactation.

Lors d’une seconde étape, prenez soin d’examiner par palpation les deux seins. Debout devant un miroir et les bras le long du corps, levez un des deux bras, puis en utilisant les trois doigts de l’autre main, palpez le sein du côté du bras levé. En partant de la partie externe, les doigts à plat, effectuez de petits cercles en prenant soin de faire le tour complet du sein tout en vous rapprochant petit à petit du mamelon. Terminez l’examen en pressant délicatement ce dernier pour vous assurer de l’absence d’écoulement. Renouvelez ensuite l’examen sur le second sein.

Dans le cas où une anomalie est détectée, sachez que la plupart des grosseurs restent bénignes. Il faut néanmoins en discuter avec son médecin qui procédera à des vérifications complémentaires.

Il est important de souligner que l’auto-examen ne remplace en aucun cas les dépistages par les professionnels de santés qui sont à réaliser tous les ans à partir de 25 ans par examen clinique puis complétés avec des mammographies à partir de 40 ans.

La mammographie : quelle importance dans le dépistage du cancer du sein ? 

Lorsque l’on parle de diagnostic, la mammographie est l’examen de référence pour détecter les affections du sein. Aujourd’hui, elle permet de détecter 90% des cancers avant même l’apparition de symptôme, ce qui augmente considérablement les chances de guérison. Le dépistage reste donc la première arme anti-cancer, c’est pour cela que les autorités sanitaires invitent les femmes à partir de 50 ans à réaliser, en plus des contrôles annuels, une mammographie gratuite tous les deux ans dans le cadre d’un programme organisé de dépistage.

La mammographie est un examen par imagerie, c’est à dire une radiographie de la poitrine, qui permet de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses. Les clichés réalisés de chaque sein, de face et de profil, servent à étudier la glande mammaire et à dépister toute anomalie des tissus. Une échographie mammaire est en général réalisée en complément. Ces examens permettent au radiologue de pouvoir donner une première interprétation des résultats puis ensuite de confirmer et d’affiner un diagnostic avec des examens complémentaires immédiatement prescrits (microbiopsie, cytoponction…) en cas de lésion détectée.  La transmission des résultats définitifs se fait sous quinze jours.

L’efficacité du dépistage du cancer du sein par mammographie n’est plus à démontrer. En effet, de nombreuses études montrent que le risque de mortalité par cancer du sein est diminué de 20 à 30% chez les femmes réalisant les examens de contrôle.

« Tous concernés ! » : Le cancer du sein ne touche pas seulement les femmes, les hommes sont aussi concernés

En tête de liste des cancers chez la femme, le cancer du sein est souvent considéré à tort comme un cancer exclusivement féminin. En effet, les hommes possèdent également une poitrine, certes moins développée, mais qui les confronte également à ce type de maladie. Même si cela reste rare, 1% des cancers du sein concernent ces messieurs. Il faut donc être vigilant et attentif à certains symptômes.

Tout comme pour les femmes, ce type de cancer se guérit de mieux en mieux, mais face au tabou du sujet pour la gent masculine, il est souvent détecté à un stade plus avancé que chez les personnes de sexe féminin. Le dépistage, mais également la sensibilisation et le dialogue sont donc de premières importances pour une prise en charge précoce et adaptée. En effet, contrairement aux femmes, les hommes ne bénéficient pas du programme organisé de dépistage. Il est donc particulièrement important de surveiller les mêmes signes ou anomalies que chez la femme – rougeurs, écoulements… – afin de les signaler rapidement à un praticien qui pourra préconiser une mammographie.

Homme ou femme, en cas de cancer du sein avéré, il est important d’échanger avec son médecin sur les facteurs de risque, qui pourront éventuellement inciter à un dépistage génétique.

 

Source :

https://www.ligue-cancer.net/article/26094_cancer-du-sein

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