Devenue un problème de santé publique, en France l’obésité touche désormais 15% de la population. Cette maladie engendrée par un déséquilibre entre les quantités énergétiques absorbées et dépensées peut rapidement s’avérer dangereuse lorsqu’elle atteint des stades avancés. A l’occasion de la prochaine Journée Mondiale de la Santé, zoom sur une pathologie au traitement bien spécifique…

Les différents types d’obésité

Il existe plusieurs formes d’obésité et chacune d’entre elles présente des risques différents. Il est important de savoir que cette maladie se diagnostique à partir d’outils scientifiques et d’indicateurs précis. L’indice de Masse Corporelle (IMC) capable d’en mesurer les différents stades grâce à un calcul entre taille et poids, en fait partie. L’obésité, à différencier du surpoids, peut être modérée, sévère ou morbide :

  • Dans le premier cas, le patient possède un IMC situé entre 30 et 35. Ce stade de la maladie laisse place à des risques d’hypertension, de diabète et de cancer.
  • Lorsqu’elle est sévère, le patient révèle un IMC entre 35 et 40 et accroît considérablement le risque de maladies. Celle-ci est, par ailleurs, le stade à partir duquel les patients peuvent avoir recours à des interventions chirurgicales.
  • Enfin, lorsque l’IMC franchit la barre des 40, les médecins parlent d’un excès de masse graisseuse morbide.

Certains professionnels évoquent un stade supérieur, celui de l’obésité massive, pour lequel l’IMC se situe au-delà de 50. Ces deux derniers types ont un tel impact sur la santé des personnes atteintes que leur espérance de vie est souvent réduite.

La répartition de la masse graisseuse

Les spécialistes analysent les risques encourus par les patients atteints par cette pathologie en fonction de la répartition de leur masse graisseuse. Ainsi, ils distinguent l’obésité androïde ou « abdominale » de l’obésité gynoïde :

  • La première concerne le stockage de la masse graisseuse dans le haut du corps (abdomen, cou…). Elle entraîne de nombreuses complications telles que de l’hypertension, du diabète ou des troubles cardiovasculaires. Elle se calcule notamment à l’aide de la mesure du tour de taille (TC).
  • La seconde, quant à elle, s’installe dans le bas du corps (cuisses, fesses, bas du ventre…) et possède moins de risques de complications, mais implique toutefois des problèmes d’articulations ou d’insuffisances veineuse ou cardiaque.

Les différentes interventions post-amaigrissement

Pour venir à bout de cette maladie, de plus en plus d’interventions à but amaigrissant sont développées. Ainsi, plusieurs techniques existent : la méthode des anneaux gastriques, le by-pass ou encore la sleeve gastrectomie. Elles offrent des résultats impressionnants et rapides, mais laissent souvent des séquelles sur le corps.

En effet, à la suite d’un amaigrissement important, il est nécessaire de traiter le relâchement cutané sur des zones telles que le cou, les bras, les cuisses, le ventre, le dos ou encore le visage. Ces opérations, qui retirent l’excédent de peau (et de graisse), ont pour but de retendre et remodeler les tissus afin de leur faire épouser les nouvelles courbes du corps. Le patient peut ainsi avoir recours à plusieurs chirurgies :

  • une plastie abdominale ;
  • un lifting des fesses ;
  • des bras ;
  • des cuisses ;
  • de la poitrine ;
  • un lifting cervico-facial.

Certaines de ces interventions sont prises en charge partiellement par la sécurité sociale. L’assurance maladie rembourse la chirurgie post bariatrique en fonction de la région anatomique opérée. C’est le cas pour le lifting des cuisses, des bras, la plastie abdominale, le bodylift et la réduction mammaire. Cependant, certains remboursements sont acceptés uniquement après une demande d’entente préalable remplie par le chirurgien et envoyée au médecin de l’assurance maladie.

Source image : Le Figaro