PIP Prothèses

L’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé) a publié le 29 novembre 2011, dans les suites de l’affaire des prothèses PIP (Poly Implant Prothèse) un communiqué rappelant que, sur les 30 000 femmes porteuses de prothèses PIP en France, un unique cas de lymphome a été rapporté et que la patiente était porteuse de prothèses PIP (rompue du côté du lymphome).

Ces prothèses PIP sont depuis le 29 mars 2010 interdites de fabrication, exportation ou utilisation.

L’Assurance Maladie prend en charge l’explantation de ces implants PIP et, dans le cas des reconstructions mammaires après cancer, leur remplacement par une autre prothèse.

Pour les patientes ne souhaitant pas d’explantation, un contrôle par examen clinique et imagerie est nécessaire tous les 6 mois.

Toute rupture d’un implant PIP doit conduire à son explantation et à celle de la prothèse contrôlatérale. Des examens histologiques seront réalisés de manière systématique.

Macrolane et seins

L’augmentation mammaire par acide hyaluronique (Macrolane©) a été pratiquée par plusieurs chirurgiens et médecins depuis son apparition sur le marché.

Depuis septembre 2011, compte tenu de la difficulté de surveillance radiologique des seins injectés au Macrolane, l’Afssaps a suspendu son utilisation dans les seins.

Le Macrolane reste utilisable dans les autres zones corporelles ne nécessitant pas une surveillance radiologique particulière (en particulier les fesses).

Lipofilling des seins

Contrairement aux autres pays (notamment Etats-Unis), les autogreffes de tissus graisseux dans les seins n’étaient jusqu’à présent pas cautionnées par la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique) en raison de l’insuffisance de données concernant le suivi des seins injectés.

Lors du dernier congrès de la SOFCPRE du 21 au 23 novembre 2011, un consensus a été trouvé.

Les injections dans les seins sont actuellement autorisées notamment pour les malformations mammaires (syndrome de Poland et seins tubéreux), chez les patientes jeunes avec imagerie mammaire (mammographie, échographie et IRM) normale et n’ayant aucun antécédent familial de cancer mammaire.

Dans les reconstructions mammaires (notamment après mastectomie), les injections de graisse dans les défects séquellaires restent utilisées.

En revanche, ces injections restent formellement déconseillées chez les patientes de plus de 35 ans, ou ayant une imagerie mammaire non strictement normale, ou encore ayant des antécédents familiaux de cancer mammaire.